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Conseils de pilotage
Le talon-pointe
Il permet de conserver en permanence la maîtrise du véhicule par l'accélération ou par le freinage, éliminant ainsi le temps mort entre les deux.
Il permet également de réaccélérer sur le bon rapport après un gros freinage.
Le talon pointe commencera par un freinage classique, durant lequel nous pouvons réaliser le double débrayage.
L'accélération se déroule ainsi : la pression sur la pédale de frein reste constante alors que le talon appuie sur l'accélérateur.
Le pied peut également pivoter vers la droite à partir de la cheville et c'est la partie droite du pied qui vient appuyer sur l'accélérateur.
Cette opération paraît fastidieuse et longue. En réalité, cela devient un automatisme qui permet sa réalisation en quelques fractions de secondes.
Très rapidement, vous le pratiquerez automatiquement et cela se révèlera indispensable tant il vous apportera sécurité et efficacité.
Il convient parfois de modifier légèrement la pédale d'accélérateur ou d'adapter un kit pédalier pour pratiquer sans problème le talon pointe.
Décomposition du talon-pointe :
- freiner
- débrayer
- levier au point mort
- relacher l'embrayage
- talon-pointe
- débrayer de nouveau
- descendre un rapport
- relacher l'embrayage
- lacher le frein |
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| 1ere possibilité : pression constante sur la pédale de frein tandis que le talon appuie sur l'accélérateur |
2e possibilité : la plante du pied appuie à la fois sur le frein et l'accélérateur |
Le freinage pied-gauche
Fabrice Morel, pilote habitué aux formules de promotion (terre ou asphalte)
depuis 1994 et récent vainqueur du volant 206 WRC, nous livre le secret
du freinage pied gauche...
A quoi celà sert-il ?
A engager la voiture en survirage sur une traction, ou éviter le tête-à-queue
lors d'un survirage excessif sur une propulsion. En revanche, sur une traction
intégrale, il sert à dégager le nez de l'auto de la corde
sans contre-braquer, si celle-ci avait été engagée trop
tôt.
La pratique sur la traction.
En appuyant simultanément sur l'accélérateur et le frein,
les roues avant vont continuer à tourner, l'effort moteur annule l'effort
du freinage. Les roues arrières auront tendance à se bloquer.
Cette action étant menée une fois que la voiture est engagée
dans le virage, ceci provoque le survirage.
Pour accentuer le survirage, le pied gauche appuiera plus fort et plus longtemps.
Pour stopper le survirage, l'accélérateur sera enfoncé
plus fortement et le frein sera soulagé.
La pratique sur propulsion.
L'arrière est en perte d'adhérence totale et la voiture part en
tête-à-queue. Une pression sur la pédale de frein, tout
en maintenant une légère accélération, bloquera
les roues avant qui vont décrocher vers l'extérieur et compenser
ainsi le dérapage arrière.
La neige et la glace sont un excellent terrain d'apprentissage, la terre (plus
adhérente) complètera utilement cette technique.
Attention : ce qui vous paraîtra parfaitement acquis sur un circuit ne
sera pas forcément applicable et efficace sur une route étroite
de rallye. |